OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOTitre : The poison of loneliness ( Le poison de la solutide)
Fanfiction :
iciDisclaimer :Les personnages ne m'appartiennent pas mais à ses sadiques Clamp ! xD
Genre : Yaoi ( Kuro/Fye et un peu de Wata/Dom) ainsi que d'autres couples. Et aussi... chevaleresque ?
Note : Voici le nouveau chapitre ! ^^ Et j'avoue ne pas en être très très fière... mais il n'y a que comme ça que j'ai imaginé ce passage.
La suite est en cours ^^ Et elle devrait être mieux que ce chapitre et le précédent, normalement...
J'espère que ce chapitre vous plaira quand même TToTT *garde espoir*
Et merci beaucoup à vous de me lire ^^
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2
Un Maudit
Sur Surveillance
— Je comprends mieux maintenant.
Le désormais roi de Suwa, détendu sur l'herbe fraîche qui frémissait grâce au souffle du vent, était aux cotés de l'un des longs courts d'eau qui usurpait le royaume. Les fleurs de Sakura des hauts arbres enjolivés qui les entouraient se posèrent délicatement sur la divine rivière bleue où les poissons sautillaient avec envoûtement.
Il fixait nettement ses pétales de cerisiers ; petite fleure rose et magnifique symbole de la beauté du pays ;... tel ses pensées furent absorbées.
Doumeki, debout à ses cotés, venait de lui expliquer, mot par mot, le pourquoi du comment en ce qui concernait l'attitude des villageois – à qui ils avaient fait visite en premier – en ce qui touchait l'homme qui avait été lamentablement agressé ; selon eux.
D'après ses dires, l'étranger venait d'un pays très lointain – clos du monde extérieur – qui avait été littéralement détruit et taché par le sang ne serait-ce qu'en une petite pincées de secondes d'une manière assez brutale et cela par magie. Cette personne était le seul survivant et était donc le premier soupçonné d'être l'auteur de cette attaque meurtrière. Plusieurs rumeurs pesèrent sur lui... un homme maudit, un homme aux pouvoirs inimaginables, un homme de dangereux.
Mais pourtant cela Kurogane avait du mal à y croire, surtout quand on était genre à ne croire que ce qu'on voyait. Et puis, s'il s'agissait bien de cette personne, il aurait sûrement fait d'autres actes ? Détruire un pays entier seul était invraisemblable, d'où les nombreuses questions qu'il se posait. Cet homme était-il un réel danger ?
— Y-a-t'il des preuves ?; demanda-t-il.
— Non, aucune. Je ne savais même pas qu'un pays entier avait été entièrement rayé de la carte – Kurogane le regarda interrogateur – Un de nos hommes, qui était précédemment sous les ordres de ton père, m'a donné quelques détails. Il semble aussi qu'il n'est là que depuis quelques jours.
Le seigneur soupira et ce soupir en disait long. Sa journée avait été particulièrement fatigante et difficile. Ses soldats, son ami et lui avaient chevauché précipitamment une partie du pays, afin de se manifester... Et en ce faible début de soirée, où le soleil commençait à sommeiller, Kurogane s'imaginait antérieurement que son entrée au pouvoir avait absolument été mal considéré. Les villageois devaient sans doute penser qu'il était un incompétent. Et cela l'embêtait.
— Ai-je fait le bon choix ? ; dit-il en regardant son meilleur ami, paraissant désemparé.
— Et tu penses l'avoir fait ?; Doumeki le tutoyait, ils étaient qu'entre eux.
— Oui ; répondit-il machinalement.
— C'est donc ce qu'il y a de plus important, si tu es satisfait de ta décision, c'est ce qui compte.
Kurogane n'aimait pas qu'on réponde à ses questions par d'autres questions, mais il devait admettre que son ami avait raison, il devait se montrer sûr de lui ; c'était son rôle. Il aimait beaucoup son bon sens et sa vision des choses, il avait toujours été ainsi depuis qu'ils se connaissaient.
Par la suite, la conversation se centralisa sur des points où sa majesté devait se diriger et se concentrer durant sa période de royauté. Accomplir ses nouveaux devoirs et comment les faire... le faire justement.
Pour terminer, ils se laissèrent aller à des conversations moins sérieuse, comme leur petit voyage qu'ils avaient fait durant la journée, les points positifs qu'ils avaient put en tirer. Être à la hauteur du précédent souverain n'était pas chose facile, mais il ne s'agissait que d'un commencement.
Ils s'attardèrent aussi sur le jeune garçon que Kurogane avait libéré du château pour la journée, ils en tiraient la même conclusion à son sujet ; le garçon avait trouvé une fille à aimer. Il était également entré comme on lui avait exigé.
Les étoiles commencèrent par scintiller le ciel peu à peu obscure par leurs éclats de lumière magique avec une lune souriante à moitié... il était temps de rejoindre les murs blancs pour partir au royaume des rêves... le seul royaume où on se sent en liberté.
Le brun, habillé d'un kimono rouge foncé orné de dragons noir – tout comme celui de son compagnon mais qui lui était verdâtre – se leva avec finesse et regarda avec méfiance les alentours comme s'il cherchait une étrange présence qui venait perturber leur instant de répit. Il avait compris d'aussitôt qu'ils n'étaient pas seuls. Le seigneur, comme le meilleur ami de l'homme, avait le flaire assez développé et son camarade tout autant.
— Tu l'as aussi senti ? demanda Doumeki qui paraissait ne pas s'en inquiéter.
Kurogane alla retirer son sabre de la ceinture où lorsque... un individu – gémissant de douleur – tomba comme une flèche à leurs cotés. De la verdure sombrait derrière eux et l'intrus venait d'y surgir. Le roi pointa son katana sur l'humain au sol, restant sur ses gardes.
— Je vous ai enfin trouvé !; s'exclama gaiement l'inconnu tout en se relevant énergiquement.
Il ne s'agissait pas de n'importe quel inconnu, l'homme dont ils venaient justement d'en discuter. Quand on parle du loup, voila qu'il frappe à votre porte. Cela semble ironique.
Le roi remit son arme dans le fourreau et paraissait formellement ennuyé par son arrivée.
— Dois-je m'en occuper, mon seigneur ?
— Non. Je vais m'en charger, cet homme semble vouloir me rencontrer ; confirma-t-il en voyant des yeux rubis ne voulant pas s'empêcher de le discerner. Fait demander le repas et qu'on me l'apporte ici.
Doumeki s'inclina à son ordre et quitta le jardin, se demandant nécessairement si sa majesté ne courait aucun danger avec cette source de malheur, mais il avait confiance en son ami qui ne prenait jamais de gros risque, et ce fut par grande joie qu'il alla rejoindre les cuisines, justement son ventre criait famine.
Kurogane regarda intensément le nouveau venu présenter son visage ensoleillé – qui lui allait assez bien – mais qui semblait autant étrange, cette « source de malheur » souriait... avec tout les ennuis qu'il avait à porter sur le dos et après une telle journée, il ne devait normalement pas ce montrer aussi joviale. C'était intrigant.
Le blond portait un simple kimono châtain, ne le mettant pas vraiment en valeur, et son bras était minutieusement bandé avec le plus grand des soins et ses quelques égratignures qui étaient dorénavant à peine visible l'étaient tout autant. Il paraissait en pleine forme.
Au moins, il avait quand même des individus sur qui, il pouvait compter. Le roi devina qu'il s'agissait des enchanteurs du pays qui s'en étaient occupés.
Il le regarda septique et fut le premier à adresser la parole.
— Faut vraiment être stupide... ou imprudent, d'oser s'aventurer dans ces lieux et d'en éviter la sécurité.
— C'était très simple ! s'exclama le blessé avec aplomb, comme s'il avait accompli une énorme prouesse. Pour commencer, il m'a simplement suffit d'attendre que personne ne puisse me voir pour ensuite grimper l'arbre qui est juste à coté de la muraille là-bas ; il pointa l'endroit du doigt, tout en parlant rapidement. Et pour finir, j'ai suivi les buissons pour rester caché et tout ça sans faire le moindre bruit, puis... me voila ! Pas mal, non ?!
Il était déséquilibré, effronté et... très malin.
Kurogane le regarda abasourdi. Fye savait-il au moins à qui, il avait à faire ? Etait-il si simple, comme il l'avait dit, de s'introduire dans le domaine sans se faire repérer ? Il devait revoir la sécurité dès que la discussion serait close. Il ne pouvait pas laisser rentrer n'importe qui, surtout des personnes de ce genre-là. Encore quelque chose qu'il n'avait pas assuré aujourd'hui, son existence était réellement devenu un véritable calvaire.
Il avait juste renforcé la sécurité à l'entrée du domaine.
Par contre, ce qui l'étonna le plus, ce fut la manière dont le blond lui révéla son intrusion. Avec amusement. Comme si tout cela n'était qu'un jeu. La vie n'est pas un jeu.
— Tu sais à qui tu parles ?! Demanda-t-il durement.
— Vous êtes le nouveau roi ! On m'a expliqué !... Ah oui !; il se mit soudainement à rire. Je suis vraiment navré d'avoir gâché votre premier jour !
— Et tu trouves ça drôle ?!
Fye continuait à rire, ce qui irritait encore plus Kurogane qui trouvait cela irrespectueux.
Le roi n'avait pas manqué, lors de son retour au château, les yeux qui s'étaient posés sur lui et les bavardages incessants qui touchaient inlassablement cet homme sauf grâce à lui dont il avait qu'une envie... le mettre en miettes s'il continuait de tout prendre à la légère. Et ce ne fut pas une grande joie de le revoir.
Lui qui désirait que son paternel soit fier de lui à son retour...Il était mal partit pour, il devait désormais se racheter et montrer de quoi il était capable.
— Maintenant que tu t'es fichu de moi, tu peux partir !; grogna-t-il.
Soudainement, en voyant Fye l'observer avec un visage d'enfant qui n'avait pas eu ce qu'il voulait et ensuite se tourner pour faire demi-tour, il se demanda finalement si son père n'aurait pas fait pareil s'il était à sa place, s'il aurait tout fait pour arranger les choses. Une affaire à résoudre.
De plus, si cet homme s'en allait maintenant, il se ferait sans doute attraper et tuer par la même occasion. Cet homme mystérieux, qui n'était éventuellement pas dangereux comme tout le monde pouvait le dire, était peut-être quelqu'un de totalement innocent et qui avait besoin d'aide.
Et s'il était réellement menaçant, en tant que roi il devait le surveiller pour que son peuple soit rassuré et en sûreté.
Ou encore, peut-être que cet homme était simplement venu demander son aide.
Toutes ces interrogations le rendaient confus. Depuis quand avait-il des pensées aussi gracieuses ? Il l'empêcha de partir.
— Attend ; dit-il en le voyant s'arrêter pour l'observer avec toujours le même sourire. Es-tu vraiment coupable de tout ce qu'on t'a accusé ?
Le sourire s'effaça et fit place à la surprise, il était inhabituel pour l'étranger qu'on lui pose ce genre de question, on l'avait toujours jugé sans vouloir savoir vraiment qui il était. Même les sorciers, qui s'en occupaient, n'avaient jamais cherché à savoir la vérité – sans doute parce qu'ils la savaient.
La réponse fut longue à échapper de ses lèvres, ce qui mit le désordre dans la tête de sa majesté qui trouvait cela étrange qu'un simple mot puisse être si lent à prononcer, mais un léger son sortit de sa bouche tremblante comme si cela avait été malaisé d'exprimer.
— Non... je n'ai rien fait.
Kurogane ne le lâcha pas du regard et vit à quel point le blond était mal à l'aise, il put voir dans son regard – qui fut directement baissé– de la peur. Une peur qu'il ne pouvait pas concevoir. La peur de mourir s'il lui avait confirmer qu'il s'agissait de lui ? Ou bien autre chose ? Il ne pouvait pas savoir s'il lui avait dit la vérité. Il ne pouvait pas faire confiance à de simples mots, mais il devait faire avec et faire comme si l'homme était innocent, il lui fallait bien sûr des preuves.
Le blessé pensait éventuellement à l'affreux désastre dont il avait été témoin et il en tremblait tellement la douleur de ce souvenir était venimeux. Il avait peut-être beaucoup perdu quand cela c'était produit et il se trouvait dorénavant seul. Mais là encore, il ne pouvait pas être sûr qu'il était le seul survivant. Il ne savait rien sur l'affaire.
Et... il était donc si puissant comme on lui avait dit ? Il prit son sabre de son fourreau, ce qui fit sursauté Fye.
— Vous aussi...Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ?
Kurogane s'approcha de lui, et brandit son arme clairement à son cou comme s'il était prêt à l'égorger. L'étranger ne bougea pas d'un pouce et ne paraissait pas effrayer.
— A vrai dire, tu m'arranges déjà beaucoup de problèmes, crois-tu vraiment que je n'ai que ça à faire ? Te surveiller ? – Fye resta silencieux – Crois-tu qu'il ne serait pas plus facile pour moi d'en finir avec toi sur le champ, pour que je puisse m'occuper de ce pays sans t'avoir sur les pattes ?; dit-il avec froideur, avec dureté. On me prendrait pour un héro si je te tuais...
Fye avait compris que son heure était enfin venue et il hésitait fort entre se défendre et fuir. Où tout simplement se laisser faire. Il avait eu beaucoup d'espoir en venant le voir mais il se rendit compte qu'il n'y en avait aucun. Pourtant, s'il voulait partir, il devait retourner vers la sorcière Yuuko et s'y cacher... encore. Ce n'était pas une vie.
Il réfléchit, tout en regardant le roi menaçant fixement du regard, à la manière dont il allait lui échapper. Mais il n'eut pas le temps, car Kurogane venait d'attaquer précipitamment.
Le katana passa en dessus de lui, qui s'était immédiatement baissé pour l'éviter.
Fye fut le plus rapide, le brun retenta une nouvelle attaque et cette fois-ci l'étranger bondit vers l'arrière pour de nouveau l'échapper. Il regarda dans les alentours, des arbres et un lac, cherchant toujours le moyen de l'éviter, tout en espérant qu'on ne les surprenne pas. Et toujours par réflexe il esquiva une autre attaque qui venait brutalement par derrière, il y laissa quelques mèches de ses longs cheveux ambrés. Fye ne faisait qu'un avec le vent, comme si l'air lui ordonnait quelle était la direction où la lame ne l'effleurerait pas, il continuait d'éviter les coups lancés par son adversaire avec toute finesse. Même blessé, il le faisait avec splendeur.
Kurogane mettait toutes ses forces dans son sabre et paraissait plutôt confus et pensif concernant cet inconnu, oui, il devait l'admettre, il était incroyablement fort. Il était rare d'éviter toutes ses attaques.
Plus il vit le roi s'énerver à cause des coups portés dans le vide, plus le blond parut s'amuser de ses nerfs, il comprit d'aussitôt que le brun était quelqu'un de fierté, ce qui était le cas. Alors, Fye faisait tout pour l'irriter encore et encore, et la bataille finit par être un jeu entre eux ; comme celui du chat et de la souris : Kurogane agacé chassant un Fye rieur.
Après un violant coup de nouveau évité, Kurogane stoppa net en voyant qu'il était en vain de continuer, il parut un peu essoufflé tout comme son adversaire. Ils avaient passé de longues minutes de combat.
— Vous êtes fatigué, mon seigneur ?; dit Fye en riant.
— Ne me provoque pas, imbécile !; répliqua le brun avec une colère noire. Tu t'es bien foutu de ma gueule, hein ?!
— Un roi ne devrait pas être si vulgaire, si quelqu'un vous...
Il ne put terminer sa phrase car il se fit fortement basculer en plein le sol, dans sa chute son bras blessé avait été heurté. Fye se plaignit par la douleur.
Le brun le regarda avec des yeux menaçants, il n'arrivait pas à le comprendre. D'abord il s'amusait de tout, même de sa propre vie, et après il se montre très fort en combat. A qui avait-il à faire ? Il resta absent à son sujet.
—Allez-vous me tuer ?
— Ça t'arrangerais, n'est-ce pas ? Lâcha-t-il avec mépris.
— Que voulez-vous dire ? Demanda Fye surpris.
Kurogane pointa à nouveau son arme en sa direction.
— Je ne sais pas qui tu es vraiment, et franchement je m'en fiche. Je voulais juste te tester. Tu es la première personne que je n'ai pas réussi à battre, tu es rapide ; il le contempla sévèrement. Je suis même étonné que tu te sois si facilement fait attraper ce matin, je me demande même si tu as fait exprès.
— Ils étaient plusieurs... ; tenta de dire le blond.
— Je ne sais pas ce que tu caches, mais je le saurais tôt ou tard.
Fye ne put le quitter des yeux, se demandant où il voulait en venir.
Kurogane soupira et s'assit une fois de plus sur l'herbe, non loin de son invité. Il ne chercherait pas plus ce soir, il aurait le temps. Il n'était pas quelqu'un de si impatient.
— Et si tu étais si dangereux, tu m'aurais déjà tué.
— Vous me croyez alors ?! S'exclama-t-il avec gaieté comme s'il venait de gagner la plus belles des victoires.
— Ne t'emporte pas trop, je ne crois personne. Je verrais bien par moi-même.
Fye ne comprit pas sur le moment. Où le roi voulait-il en venir ? Il était vraiment différent – hormis les deux autres personnes qu'il connaissait – des autres habitants de ce pays. Alors il ne put s'empêcher de sourire, il était peut-être la personne qu'il cherchait, tout compte fait, celui dont Yuuko lui avait promis.
— Quel est ton nom ? Demanda poliment le brun.
— Comment ? Vous voulez vraiment le savoir ?! Oh, le roi veut faire la connaissance avec moi ! Répondit-il avec amusement.
— Tu es toujours comme ça ?! Je te le demande juste pour savoir à qui j'ai à faire, rien de plus ; dit-il sèchement.
— Vous êtes trop sérieux... soit ! Je m'appelle... Fye !
— Moi c'est Kurogane.
— Bizarre comme nom ; répondit le blond en riant alors que le brun s'enflamma. Hum... ; fit-il l'air pensif. Moi je vais vous appeler...
Il n'eut de nouveau pas le temps de finir sa phrase car un cri perçant venait de les faire sursauter.
Par chance, ce n'était pas des gardes. Si quelqu'un du château le voyait avec une des personnes les plus recherchées du pays ; Kurogane serait accusé de traîtrise ou même de conspiration, ce qui aurait causé la fin pour lui.
Il ne s'agissait pas non plus du conseiller qui avait poussé un tel cri, malicieusement mélangé par de la surprise et de la peur. Toutefois il était lui aussi présent. Il n'aurait jamais poussé un tel hurlement, puisqu'il avait eu amplement des entraînements pour garder son calme et garantir les événements. Tout comme le roi qui lui aussi – surtout – avait été obligatoirement formé. Même s'il se laissait parfois – très souvent – emporté...
La personne coupable d'une alerte au sein de la demeure n'avait jamais endurcit sa maîtrise de soi, puisque lui c'était un cas pas comme les autres... il ne la connaissait pas.
Watanuki, un cuisinier du palais, les yeux grands ouvert par la stupeur pointait d'une main tremblante l'invité aux yeux océans tout comme les siens. En plus d'avoir hurlé lors de son arrivée, il avait laissé tomber par mégarde le repas qu'il avait préparé de ses mains. Heureusement, le souper fut soigneusement rattrapé par Doumeki avant qu'il n'atteigne le sol ; il ne l'aurait en aucun cas laissé tomber.
Kurogane se mit debout aussitôt l'air agacé tandis que Fye resta assit à observer avec un peu d'inquiétude le cuisinier le surprendre ainsi. Et il se savait non en sécurité, on pouvait l'arrêter à tout bout de champ.
— Il n'y a vraiment que lui qui puisse crier de la sorte ! Maintenant tout le monde va savoir qu'il – Fye – est ici, félicitation pour la discrétion ! dit Kurogane menaçant en se tournant ensuite vers Doumeki. T'aurais quand même put l'avertir ! C'est foutu !
— Je l'ai fait. Toutefois tu le connais, il a une curiosité qui lui fait défaut ; cette remarque avait eu pour effet de donner un petit coup de nerfs au principal intéressé mais Doumeki n'y prêtait guerre attention. Ne t'en fait pas. Tout à l'heure j'ai fait annonce que si quelqu'un s'approchait de cet endroit – l'un des jardins secret de sa majesté – il serait sur peine de sanction. Bien sûr, cet ordre m'a été donné par toi.
Cette réponse remit le soulagement au roi, même si son excuse était fausse, mais comme s'était à son avantage... il s'en contenta.
L'archer, bien entendu, avait prit soin de préparer ce qui semblait inévitable à l'avance.
Watanuki, cheveux courts ébène, fin, à la vue un peu floue, était un homme qui avait le don de s'énerver et de paniquer facilement pour un oui ou par un non ; surtout contre ce misérable Doumeki qui supportait toujours ses sautes d'humeur depuis quelques automnes ; faut préciser que le conseiller faisait souvent exprès de le mettre dans ces états de folies. Malgré cela, ça ne les empêchait pas d'être proches... à leur manière.
Alors, lorsque Doumeki était venu à sa rencontre pour lui donner l'ordre du roi, le cuisinier avait de suite perçut que l'archer lui dissimulait quelque chose et il n'aimait pas cela, il l'avait donc suivit en comprenant que son ami ne lui dirait rien.
— Parce que t'es de son coté ?! Vous êtes tout les deux malade !; Watanuki en croisant les yeux sang se corrigea à la seconde qui suivit. Je veux dire... Vous savez qui sait ?! – Il avait toujours le doigt orienté sur Fye. – Ca tête est mise à prix ! Il est dangereux ! Qu'est-ce qu'il fiche ici ?! Il ne devrait pas être là à discuter avec vous comme si de rien n'était !
— Il me l'a dit ; répondit Kurogane en désignant de la tête son ami d'enfance. J'ai pensé que si on le retenait ici sur surveillance, les habitants se sentiraient en sécurité s'ils ne le voyaient plus dans les parages. On va le garder en attendant de savoir si les rumeurs qui pèsent sur lui sont vraies.
Il était persuadé que c'était la meilleure chose qu'il pouvait faire, pour montrer ce qu'il valait. De plus, cet inconnu le rendait assez intéressé, il ne sentait pas en lui de la méchanceté, ni aucune menace... mais autre chose de bien plus profond qu'il tenait à découvrir.
— Et notre sécurité à nous ?!; s'indigna encore plus le cuisinier en sachant très bien qu'il contre-attaquait sa majesté. Vous n'allez quand même pas le laisser traîner dans le château, hein ?!
Le conseiller se rapprocha du blond sans aucune crainte, il se baissa et tendit les mets qu'il avait en main pour les lui offrir. Ce qui mit Fye dans une situation d'embarras, il le regarda avec méfiance ; il était rare qu'on soit gentil avec lui. Doumeki lui précisa que le roi avait fait demander ça pour lui. L'étranger regarda Kurogane avec incompréhension... mais accepta la nourriture et s'y attaqua sans la moindre hésitation – il était affamé, le brun l'aurait-il compris ?
Le roi regarda Watanuki mesquinement avec un sourire au coin de ses lèvres, alors que l'employé commençait précipitamment à se poser des questions aussi terribles les unes que les autres.
— Tu viens de me donner une idée. Tu vas te charger de sa surveillance.
La couleur du visage de cuisinier prit une couleur bleue, telle la surprise fut énorme, même Doumeki parut surpris de cet ordre. Alors que Fye semblait plutôt se soucier des baguettes qu'il avait en main avec quoi il n'arrivait pas à attraper les aliments qui était dans son bol, au lieu de se soucier de l'endroit où il était situé et de la conversation qui l'attachait ; alors qu'il était le principal concerné...
— Quoi ?! Finit par dire le cuisinier avec une voix brisée. Autant me donner comme nourriture aux dragons, tant que vous y êtes !; il se rendit à nouveau compte qu'il parlait à la puissance du pays et essaya de se calmer. Je ne suis qu'un simple cuisinier, vous n'avez pas le droit de me donner ce genre de responsabilité...
— Tu travailles en privé, c'est l'idéal ; trancha le brun, pour qui la conversation était définitivement close.
A ce moment même, Watanuki regrettait fermement d'avoir osé demander une cuisine pour lui seul et de n'avoir aucun personnel à ses ordres. Malheur pour lui, la famille royale qui trouvait toute sa cuisine savoureuse avait accepté sa requête – surtout dame Kaede qui ne pouvait pas s'en priver. Le jeune cuisinier – qui avait la même tranche d'age que les trois autres individus – aimait bien travailler seul, cependant il devait s'avouer maintenant qu'un peu de communauté ne lui aurait fait aucun mal. Mais il avait ses raisons... Donc il était vrai que si Fye était en sa compagnie, ils auraient plus de chance qu'il ne soit pas aperçu.
— Vous n'allez pas le mettre en cage comme tout les autres prisonniers ? Surtout lui ? répondit-il en tremblant.
— Tu préfères être pendu ou être tué sur le champ ?; s'obligea à répliquer le brun.
— A vos ordres... ; Watanuki avait compris qu'il n'avait pas le choix.
Satisfait, Kurogane se tourna vers l'inconnu qui se battait toujours contres ses bâtons dont il n'arrivait pas à l'utilisation. Fye, apercevant les regards se poser sur lui, finit par se désintéresser du repas et croisa de ces yeux ceux agressif de ça grandeur.
— Tu n'as pas intérêt à t'échapper d'ici, tu es mon prisonnier – Watanuki essaya encore de répliquer mais Doumeki, qui se tenait à présent derrière lui, posa sa main contre sa bouche pour qu'aucun son ne puisse sortir – Et si tu fais le moindre faux pas, je m'occuperais personnellement de ton cas.
Fye ne bougea pas un cil et ne dit aucun mot.
Kurogane se mit à marcher, cela signifiait qu'il allait se rendre au château et qu'il leur confiait le détenu. Il avait encore beaucoup de choses à effectuer avant de rejoindre le monde magique des rêves, en priorité avoir des nouvelles de la santé de sa mère bien aimée. Ne montrant pas d'inquiétude sur l'affaire « Fye ».
D'ailleurs celui-ci regarda les deux autres hommes d'un air ahuri, ce qui faisait encore plus d'effroi au plus faible d'entre eux, qui ne put s'empêcher de grelotter.
— Je vais mourir, ma fin est proche ; se plaignit-il dépité. Pourquoi m'avoir entraîné là-dedans imbécile ?!
— C'est toi qui m'a suivit, idiot – ce mot suffit pour mettre Watanuki en colère – Tu n'as pas à t'en faire, tu m'appelles et je viendrais à ton secours.
Des pétales de fleurs s'élancèrent sur lui, le prince charmant qui ferait tout pour ça précieuse princesse... à cet idée :
— Pas la peine !; il avait les joues rosies. Je n'ai pas besoin de ton aide, je sais parfaitement me débrouiller tout seul ! Je n'ai jamais eu besoin de ton aide que je sache !
A préciser, Doumeki lui sauvait la vie au moins une fois par semaine. Le cuisinier, en plus d'être curieux, ne pouvait pas admettre les choses qui ne lui convenaient pas. Fye qui insistait à la scène ne put éviter de rire, ce qui ramena Watanuki à la réalité.
— Vous êtes vraiment tous bizarre ici !; dit le blond amusé tout en pensant au brun qui l'avait sauvé.
— Par pitié, ne me faites pas de mal !; supplia son principal surveillant.
— Ça ne me serait jamais venu à l'esprit, vous n'avez pas à vous en faire ; rassura-t-il... ce qui effectivement ne fonctionnait pas, en tout cas avec le cuisinier.
Gêné par la situation, Fye se leva ; en s'avouant vaincu par le plat qu'il aurait bien voulu découvrir. Il s'approcha d'eux toujours aussi radieux.
— Je me présente, je m'appelle Fye ; fit-il souriant.
— Moi c'est Doumeki et lui c'est Watanuki.
— On ne se présente pas à un prisonnier !... ; cria le Watanuki en reculant doucement. Ne... t'approche...pas trop... !
— Ce que tu es bruyant ; dit calmement le conseiller sous les rires de Fye.
Le blond se savait non en sûreté mais il savait aussi que c'était sans doute meilleur que d'être à l'extérieur à fuir. Et être également observé par un homme qui semblait peureux et nerveux ne lui posait pas le moindre problème, il s'imaginait déjà abondamment s'amuser en leur compagnie, de plus ils étaient des amis proches du roi... Néanmoins, il comprenait qu'il n'allait pas être sans problème, surtout pour sa majesté... Il se promit d'être plus au moins sage.
— Problème ! Comment allons-nous le faire entrer, sans qu'on ne l'aperçoive ?! On est mal !
— Par la trappe à quelques pas d'ici, idiot.
Le conseiller, qui venait de se prendre un violant coup sur la tête qui ne lui avait causé aucune douleur, avait décidément réponse à tout.
Chose sûre, ils allaient bien se divertir à devoir le cacher et à passer inaperçu devant les surveillants, heureusement que Doumeki avait un haut rang bien classé.
Effectivement, ils s'entendaient très bien tout le deux, mais Fye semblait déçu que le roi soit parti si tôt, puisqu'il n'avait pas suffisamment eu de temps pour lui dire la raison de sa soudaine visite. Et il y tenait... lui dire « merci ».
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A suivre !
Voilou voilou ^^. J'espère que ça n'était pas trop nul. Pour me pardonner du retard je vais me permettre de vous mettre un tit résumer du prochain chapitre « Le dragon royal ». Kurogane devra prendre ses responsabilités de roi pour la première fois... Et un dragon du pays lui parlera de ce fameux Fye... qui va lui causer de nombreux problèmes...